Gaia

La mission Gaia, pierre angulaire de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) lancée en 2013, est un ambitieux projet d’étude de notre Galaxie. Sa vocation première est le recensement de plus d’un milliard d’étoiles de la Voie lactée et la mesure de leurs positions, distances, mouvements et propriétés physiques avec une précision inégalée.

Objectifs

L’objectif de ce service d’observation est de participer aux activités du consortium Gaia DPAC :
(i) la conception, la réalisation, la qualification et l’exécution des chaînes de traitement des données brutes du satellite devant aboutir à la publication des produits Gaia, (ii) la validation des résultats et la production de l’ensemble de la documentation pour les utilisateurs à chaque nouvelle remise de données (iii) la collecte d’informations complémentaires, nécessaires à l’accomplissement de la mission, à partir d’observations au sol.

Paramètres mesurés

Pour réaliser ses mesures, le satellite Gaia dispose de deux télescopes optiques, lui permettant de déterminer précisément la position des corps célestes observés et d’analyser leur spectre lumineux. Trois instruments scientifiques sont présents à bord :
- un astromètre, un instrument permettant de mesurer la position des objets célestes,
- un photomètre BP/RP (Blue Photometer, Red Photometer), chargé d’analyser les propriétés des étoiles observées (température, masse, âge…),
- un spectromètre RVS (Radial Velocity Spectrometer) dédié à l’évaluation de la vitesse des objets célestes.

Données

Le premier catalogue de Gaia a été publié le 14 septembre 2016. Il incluait la position et l’éclat de 1 100 millions (1,1 milliard) d’étoiles, mais les distances et les mouvements pour deux millions d’étoiles les plus brillantes seulement.

Le 25 avril 2018, paraît le catalogue Gaia DR2, établi après 22 mois d’observations seulement (juillet 2014-mai 2016).
Gaia DR2 contient :
- 1,7 milliard positions d’étoiles sur le ciel et brillance ;
- 1,3 milliard de distances et mouvements propres d’étoiles ;
- 7,2 millions de vitesses radiales ;
- 500 000 courbes de lumières d’étoiles variables ;
- 500 000 quasars, ce qui permet de définir le référentiel céleste en utilisant des observations optiques de sources extragalactiques ;
- 160 millions de températures de surface et 77 millions de rayons et luminosités d’étoiles ;
- 14 000 astéroïdes.

Implication de l’OSUG

L’OSUG est impliqué dans la validation des données Gaia par comparaisons à des données extérieures

Collaboration

Le traitement des données scientifiques recueillies est effectué par le Gaia DPAC (Data Processing and Analysis Consortium), un consortium européen réunissant près de 450 scientifiques issus de 20 pays.
La communauté astronomique française occupe dans cette mission un rôle de tout premier plan avec une centaine de chercheurs et ingénieurs du CNRS, des observatoires et des universités, ayant assuré 40 % du traitement des données, et le Centre national d’Etudes spatiales (CNES), qui a mis en place un centre de traitement de “big data”.

Site web français de la mission Gaia
ESA Gaia website

Coordination : David KATZ (Obs. Paris) | david.katz[at]obspm.fr

Contact local : Carine BABUSIAUX (IPAG/OSUG) | carine.babusiaux[at]univ-grenoble-alpes.fr

OSU Partenaires : OASU | ObAS | IAP | THETA | OCA | IMCCE
Crédit bandeau : ESA/Gaia/DPAC